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Extraits

Quelques extraits de 1er volume :

Introduction

Nous faisons souvent une distinction entre la famille, notre épanouissement personnel, le bonheur dans les relations d’une part et, le travail et la profession d’autre part, comme s’il était licite de la faire. En réalité, tous ces domaines obéissent aux mêmes principes de la vie et de l’amour. Leur respect ou non détermine le succès ou l’échec, le bonheur ou le malheur.
Au commencement, la Constellation de famille s’était avant tout intéressée aux relations personnelles. Elle a ainsi permis de mettre en lumière les lois fondamentales de l’amour, celles qui décident de la réussite ou de l’échec de nos relations. Lorsque je me suis mis à investiguer les principes de la réussite et de l’échec dans le travail et la profession, je me suis aperçu qu’en fait, ils obéissaient fondamentalement aux mêmes lois.
J’en ai fait le sujet de ce livre. Il cherche à vous introduire à l’attitude intérieure qui favorise la réussite dans les relations et dans la vie. Il vous emmène dans des mouvements qui permettent de réussir, à postériori, dans des domaines où certaines circonstances de la vie peuvent vous avoir prématurément limités. Leurs conséquences influencent profondément le succès des relations personnelles et, donc aussi, celui du travail et de la profession.
Il s’est avéré que la forme actuelle de la Constellation de famille, qui a résulté de prises de conscience plus larges que ses formes précédentes, constitue la seule qui permette d’aborder vraiment le domaine des entreprises et de la profession. Auparavant, ce n’était pas possible. Ces nouvelles prises de conscience dépassent largement les limitations que nous imposent la conscience ainsi que celles d’un succès qui dépend d’elle.
Mon prochain livre vous fournira des informations plus précises sur la manière d’appliquer ces prises de conscience au domaine de l’entreprise et de la profession. Il s’intitule : La réussite dans l’entreprise et la profession. Il décrit l’application de ces connaissances à des cas concrets, tous tirés de séminaires que j’ai animés dans de nombreux pays.
Ces exemples sont plus facilement compréhensibles lorsqu’on a saisi et intégré les principes fondamentaux du succès que je présente dans ce livre-ci.
Chers lecteurs, chères lectrices, à travers ce livre ainsi que le suivant, je vous souhaite un franc succès et le bonheur dans votre vie personnelle et professionnelle, quels que soient vos souhaits de réussite au service de la vie.

Nos succès dans la vie

La naissance

Notre naissance constitue la première et la plus décisive réussite de notre vie. Ce succès réussit le mieux, il a les effets les plus vastes, lorsque nous sommes venus au monde de nos propres forces, sans avoir eu à recourir à une intervention extérieure. Pour la première fois, nous faisons preuve de persévérance. Cette réussite a des conséquences sur la vie tout entière. Une telle expérience nous procure la force de nous imposer pendant le restant de notre vie.
Est-ce que j’exagère ? – Quel rapport y a-t-il entre la réussite de notre naissance et les succès ultérieurs dans notre travail et notre profession ? Nos succès ultérieurs sont-ils effectivement dépendants de cette réussite-là ? Comment un enfant venu au monde par césarienne ou à l’aide de pinces se comportera-t-il une fois devenu adulte ? Comment s’il est venu au monde prématurément et a été contraint à rester en couveuse pendant des mois ? Quelles seront son autonomie et sa persévérance ?
Evidemment, les conséquences de ces expériences précoces peuvent être surmontées, au moins partiellement. Comme c’est le cas avec toutes les difficultés de la vie, nous pouvons aussi en tirer une force particulière. Néanmoins, ces expériences nous imposent quand même certaines limitations. Elles constituent un défi. Nous pouvons d’autant mieux le maîtriser que nous en connaissons les racines. Avec l’aide d’autrui, nous arrivons à rattraper ce qui a manqué, à le récupérer.

Atteindre notre mère et l’accepter

L’événement décisif suivant et, donc, le succès suivant, est l’élan vers notre mère, c’est à dire, l’élan vers l’autre, celui qui nous donne son sein et nous nourrit. En buvant son lait, nous acceptons notre vie en dehors d’elle.
En quoi consiste cette réussite ? Et en quoi nous prépare-t-elle à nos succès futurs, dans la vie et dans la profession ?
Cette réussite consiste à accepter notre mère comme la source de notre vie, à accepter tout ce qui nous vient d’elle. En l’acceptant, nous acceptons notre vie. Dans la mesure où nous acceptons notre mère, nous acceptons notre vie.
Cette acceptation est un acte qu’il nous faut poser. Nous devons téter pour que son lait coule. Nous devons appeler pour qu’elle vienne. Nous devons nous réjouir de ce qu’elle nous offre. Grâce à elle, nous devenons riches.
Dans sa vie ultérieure, l’individu, qui a pleinement accepté sa mère, constate qu’il a de la réussite, qu’il est heureux. La manière dont quelqu’un considère sa mère est identique à la manière dont il considère sa vie et son métier. Parallèlement, la manière dont il rejette sa mère est identique à la manière dont il rejette sa vie, son travail et sa profession. De la même façon et, dans la même mesure, la vie, son travail et sa profession le rejettent. La manière dont nous nous réjouissons de notre mère est la même que celle dont nous nous réjouissons de la vie et de notre travail. De même que notre mère nous donne toujours davantage lorsque nous prenons d’elle avec amour, notre vie et notre travail nous offrent toujours plus de succès.
Celui qui émet des réserves envers sa mère en émet aussi contre la vie et contre le bonheur. Ses réserves et son rejet font que sa mère se retire. De la même manière, la vie et le succès se retirent de lui.
Par quoi débute notre réussite ? - Elle débute avec notre mère.
Comment la réussite vient-elle à nous ? Quand peut-elle venir à nous ? – Lorsque nous acceptons notre mère et que nous l’honorons comme notre mère. 

L’élan vers la mère

Chez beaucoup de personnes, une expérience précoce a fait obstacle à l’acceptation de la mère. Très tôt, ces personnes ont été séparées de leur mère pendant un certain temps. Elles ont, par exemple, été confiées à d’autres personnes parce que leur mère était malade et contrainte à certains traitements ; ou bien, parce que l’enfant lui-même était malade et que sa mère ne pouvait pas lui rendre visite. Une telle expérience provoque d’importants changements dans son comportement.
La souffrance de la séparation, l’impuissance et le désespoir causés par l’impossibilité d’atteindre la mère, alors que l’on en a tellement besoin, conduit à une prise de décision interne, par exemple : « Je renonce à elle », « je reste seul », « je garde mes distances envers elle », « je me détourne d’elle. »
Par la suite, même si l’enfant peut revenir auprès d’elle, souvent, il se détourne d’elle. Par exemple, il ne se laisse plus toucher par sa mère, il se ferme à elle et à son amour. Il se met à attendre et, quand elle tente de se rapprocher de lui, il la rejette intérieurement, souvent même extérieurement.

Les conséquences de l’élan interrompu

Un élan prématurément interrompu vers la mère a de vastes conséquences sur notre vie ultérieure et sur notre réussite. Comment se manifestent-elles ?
Plus tard, lorsque ces enfants veulent s’approcher de quelqu’un, d’un partenaire par exemple, leur corps se souvient du traumatisme de la séparation précoce. Alors, ils interrompent leur mouvement. Au lieu de se rapprocher du partenaire, ils attendent que lui, il se rapproche d’eux. Et si, effectivement il se rapproche, très souvent, ils ne supportent que difficilement une telle proximité. D’une manière ou d’une autre, ils repoussent leur partenaire au lieu d’accueillir et de le prendre avec bonheur. Bien qu’ils en souffrent, ils ne s’ouvrent à lui qu’avec beaucoup d’hésitation et, le plus souvent, pour un moment seulement.
Ils leur arrivent la même chose avec leurs propres enfants. Ils ne supportent leur proximité qu’avec beaucoup de peine.
Quelle est la solution ? – Un tel traumatisme doit être résolu à l’endroit même où il s’est produit. De manière générale, pratiquement, chaque traumatisme est causé par une situation où un mouvement, qui aurait été nécessaire, n’a pas pu se faire. Au lieu d’avancer, nous restons comme enracinés, comme paralysés.
Comment est-il possible de résoudre un tel traumatisme ? – Nous sommes capables de le résoudre dans nos souvenirs et dans nos sentiments quand, malgré la peur qui nous assaille alors, nous retournons dans la situation initiale et, qu’intérieurement, nous menons à son but l’élan qui a été entravé ou interrompu.
En quoi cela consiste-t-il dans le cas de l’élan interrompu vers la mère ? Nous retournons encore une fois dans la situation de l’époque. Nous redevenons encore une fois l’enfant que nous étions alors. Nous regardons notre maman d’alors et, malgré la souffrance, la déception et la colère d’alors qui remontent, nous faisons un petit pas vers elle, avec amour.
Puis, nous nous arrêtons. Nous la regardons dans les yeux et attendons jusqu’à ce que nous ressentions la force et le courage de faire le prochain petit pas. Ensuite, nous nous arrêtons de nouveau jusqu’à ce que le prochain petit pas réussisse. Et ainsi, de petit pas en petit pas, nous finissons par tomber dans les bras de notre maman qui nous embrasse et nous tient. Alors, enfin, nous ne formons plus qu’un avec elle et avec son amour.
Par la suite, nous pouvons faire un test, d’abord intérieurement, pour savoir si l’élan vers le partenaire que nous aimons réussit ? - Nous le regardons dans les yeux et, au lieu d’attendre qu’il s’approche, nous faisons nous-même le premier petit pas vers lui. Ensuite, lorsque nous avons rassemblé suffisamment de force, nous faisons un deuxième pas. Ainsi, pas à pas, nous nous approchons lentement de lui jusqu’à ce que, finalement, nous puissions le prendre dans nos bras, le tenir fermement et nous laisser prendre et tenir par lui, heureux pour longtemps. 

L’élan vers la réussite

Pourquoi ai-je décrit ces choses avec tant de détails ? Parce que, plus tard, l’élan prématurément interrompu vers la mère constitue un obstacle décisif à la réussite dans notre travail, dans notre profession et dans notre entreprise. Dans ces domaines, le pas important consiste à aller vers le succès au lieu d’attendre qu’il vienne à nous. C’est le cas, par exemple, lorsque nous attendons notre salaire sans fournir préalablement le travail correspondant, que nous refilons notre tâche à d’autres au lieu de l’accomplir nous-mêmes, quand nous nous mettons en retrait au lieu d’aller vers quelqu’un ou encore, quand nous ne faisons pas notre travail avec bonheur. La réussite a toujours le visage de notre mère.
Dans ces situations, c’est à nous d’aller vers la réussite, pas à pas. À chaque pas, nous sentons que notre mère nous accompagne avec amour. En lien avec elle, nous avons ce qu’il faut pour réussir. Nous y arrivons comme nous sommes arrivés chez notre mère. D’abord, nous arrivons chez elle et, ensuite, au succès.

 

L’attachement

S’attacher à quelqu’un est un mouvement qui commence dans le cœur. Il est facile à faire quand, précédemment, l’attachement à notre mère a réussi.

Que se passe-t-il quand cet attachement a été contrecarré ou prématurément interrompu ? - Au lieu de nous tourner vers les autres et vers nous-mêmes avec amour et respect, nous nous en détournons. Nous détourner intérieurement et extérieurement devient le mouvement de base dans nos relations, y compris dans notre relation au succès.
La question se pose donc la suivante : est-il possible d’inverser un tel mouvement ? Pouvons-nous revenir à l’attachement à la vie, aux autres, au succès et au bonheur ?
Je vous propose un exercice, un mouvement intérieur. Il vous permettra de ressentir physiquement, d’abord ce mouvement de détournement et, ensuite, l’inverse, le mouvement d’attachement.
En voici les consignes : Asseyez-vous bien droit sur le rebord de votre siège. Inspirez profondément par le nez et expirez par la bouche trois fois, tout en gardant les yeux ouverts. Ensuite, fermez les yeux et respirez normalement. Posez les mains sur vos cuisses, les paumes tournées vers le haut.
Puis, tendez lentement les bras et les mains toujours plus en avant, en direction de quelqu’un. Tout en restant assis bien droit, permettez-vous de ressentir comment, plus vous tendez les bras, plus votre dos se redresse. C’est vers votre mère que vous tendez les bras.
En maintenant cette position, prenez conscience des multiples façons dont vous vous êtes détournés des autres au lieu de vous y attacher au cours de votre vie. Quelle qu’en soit la difficulté, restez dans cette position pour le moment. Continuez à tendre vos bras, gardez vos mains ouvertes en maintenant votre dos bien droit. 
Maintenant, ouvrez doucement les yeux. Tout en restant immobiles, prenez conscience de tout ce qui vous entoure. Ouvrez-vous à tout ce qui vous entoure, devant, derrière, à gauche et à droite.
Ouvrez vos oreilles, prêtes à tout écouter ce que d’autres veulent vous dire. Permettez-vous de ressentir cette ouverture, ce lien d’amour et de confiance que vous avez avec votre mère ainsi qu’avec de nombreuses autres personnes.
Encore une fois, inspirez et expirez profondément à trois reprises. Commencez en expirant par la bouche, puis, inspirez par le nez. Restez assis droit. Ensuite, penchez légèrement le dos en avant.
Subitement, vos yeux brillent. Vos oreilles s’ouvrent. Vous vous sentez en accord avec de nombreuses personnes, y compris celles que vous côtoyez chaque jour dans votre travail ou dans votre entreprise. Maintenant, vous êtes en lien avec elles, mais d’une autre manière. Et que se passe-t-il avec votre succès ? Se fait-il encore attendre ? Que se passe-t-il avec votre joie et votre bonheur ? – Comme votre mère, ils se tournent vers vous. 

Un séance de constellation de famille :

« Je te suis » 

Un garçon de 14 ans ne voulait plus apprendre à l’école. Il s’était fait à l’idée de devenir un raté.
Dans la constellation, il était debout à côté de son enseignante et de sa mère. En face d’eux, il y avait son père. Il s’agissait donc d’une constellation avec des personnes réelles. En regardant le garçon, je m’aperçus qu’il était triste. Je le lui ai dit : « Tu es triste. » Immédiatement, ses larmes et celles de sa mère se mirent à couler. En fait, le garçon pleurait les larmes de sa mère. C’est elle qui avait de bonnes raisons de pleurer.
La mère avait eu une sœur jumelle, morte peu après la naissance. J’ai donc ajouté une représentante pour cette sœur. Puisqu’elle était partie, je l’ai placée un peu à l’écart, tournée vers l’extérieur. Ensuite, j’ai placé la mère derrière sa sœur en lui demandant comment elle allait à cette place-là. Elle répondit : « Ici, je vais bien. » En réalité, intérieurement, elle disait à sa sœur : « Je te suis. »
Il s’agit là d’un mouvement de la conscience qui nous éloigne de la vie et de la réussite. Cela prouve très clairement que, pour notre conscience, l’appartenance à un être cher a la préséance sur notre propre existence. Un tel mouvement dépasse les limites de la vie actuelle, présente.
Pour cette mère, le mouvement n’allait pas jusqu’à cette extrémité-là. Elle avait un fils qui, percevant dans l’âme de sa mère l’attirance vers la mort, lui disait intérieurement : « Je le fais à ta place. »
J’ai donc placé le fils derrière la représentante de sa tante décédée.  Une fois là, je lui ai demandé comment il allait à cette place. Il répondit : « Ici, je vais bien. » Quand j’ai demandé à sa mère ce qu’elle ressentait en voyant son fils derrière sa sœur jumelle, elle me répondit : « Je vais mieux maintenant. »
Que nous enseigne cet exemple à propos des personnes qui échouent dans leur métier ? – Elles disent à une personne aimée : « Je le fais à ta place. » Leur échec est donc un mouvement de la conscience qui obéit au préjugé suivant : « En échouant, j’assure mon appartenance. J’appartiens à la personne aimée qui reste en vie si je meurs. »
Chez la mère de ce garçon, le même mouvement de conscience, la même nostalgie de suivre sa sœur dans la mort, était à l’œuvre. Elle aussi disait intérieurement : « Si je meurs, j’appartiens. Je ferais de nouveau qu’un avec toi. » Ce préjugé est associé à la croyance que les morts vont mieux, lorsque nous sommes unis à eux dans la mort. En réalité, un tel mouvement nie leur mort ! Comme si, après leur mort, leur vie se poursuivait, comme s’ils étaient encore sur terre.
Quelle serait la solution dans cette constellation ? – Au lieu de laisser la mère rejoindre sa sœur dans la mort, j’ai réintégré la morte à la famille de ma cliente. J’ai placé la sœur jumelle décédée à côté de la mère. Et, d’un coup, tous étaient heureux.
J’ai ensuite invité la mère à regarder son fils et à lui dire : « Maintenant, je reste en vie. Je me réjouis si tu en fais de même. »
Le visage du fils se mit à rayonner. Il n’y avait plus d’obstacles à sa réussite.
La solution est venue d’un autre mouvement de la conscience. Alors qu’à l’origine, le mouvement conduisait à la mort, sa direction a pu être inversée. Tout le monde pouvait rester en vie en toute bonne conscience ! Tous pouvaient avoir du succès et profiter pleinement de la vie.